Mars 2017 – Pas de nouvelles, bonne.. équinoxe !

 

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Un an après note rentrée à l’école de la vie collective et paysanne, nous faisons le bilan.

Chaque jour nous nous sommes perfectionné-e-s dans tous les domaines englobants nos activités. Si nous vous faisions la liste de tout ce que nous avons appris, mon stylo se tarirait avant que nous n’arrivions au bout.
L’hiver est une saison plus calme pour l’apiculture et l’élevage, nous en profitons pour nous activer à la mise en place de la nouvelle fromagerie.
Après des mois à creuser, drainer, marteler, étayer, calculer, enduire, carder la laine pour isoler, chauler, monter des mures, refaire un balcon, poser les évac’s et l’électricité.. il ne nous reste plus qu’à finir les cloisons, poser le carrelage, les boiseries, viser des ampoules, installer tout le matériel et nous pourrons inaugurer l’atelier from’ !

Évidemment à côté, la vie suit tranquillement son court à la ferme de Bragat. Nos chevrettes sont devenues de belles et grandes mères. Au moment où nous vous écrivons je suis devant Ojos et Plume qui sont en train de mettre-bas. Apache, Pistil, Sioux et Bamboo ont déjà donné la vie à cinq petit-e-s cabris qui sautillent sous nos regards ébahis.
Les abeilles aussi se portent à merveille. Avec le soleil, elles sortent de leur hivernage et commencent leurs premiers vols de la saison.

Nous nous sentions déjà bien installé-e-s mais depuis cet automne nous sommes officiellement chez nous. La ferme est achetée. Et bien que l’idée de propriété de nous émoustille pas vraiment, ça au moins c’est calé.

Amicalement et énergétiquement vôtre.

Bzzzzz

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La fromagerie dans tous ses états

 

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Août 2016 – Solstice d’été sur lit d’amitié

Sortie des chevrettes

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Recette des Bees’

Prenez une tripotée de copains, copines. Mélangez les avec un collectif de nouveaux-elles paysan-nes.
Saupoudrez de motivation intense.

A coté des travaux

quotidiens, ajoutez les nouveautés de l’été ; les première sorties au vert des chevrettes et agnelles. Recouvrez, au choix, de miel d’acac

ia, châtaigner, tilleul, rhododendron ou callune.

Faite montez une grossesse jusqu’à éclosion de Céleste, notre petite étoile nouvelle née.

Ne sous-estimez pas les éclaboussures de bonheur, fatigue et sentiments en tous genre.

Flambez la préparation avec 6 litres de niôle de pomme, sur un air de fête et placez le tout au soleil.

Laissez reposer jusqu’à septembre, timing qui permettra de célébrer la réussite de notre collecte sur Blue Bees.

En attendant que tout soit à point nous remercions encore une fois nos ami-e-s et soutient, sans qui ce plat du bonheur ne pourrait être comestible.

On vous attend pour déguster l’aventure…

Juillet 2016 – 1,2,3 c’est parti !!!!!!

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Ça y est c’est fait, c’est fait !

Mais quoi donc…
Le lancement tant attendu de notre collecte de dons participatifs !!

Nous faisons appel à vous pour soutenir le développement de notre ferme collective. Pour que notre petite entreprise puisse fonctionner convenablement nous avons besoin d’investir dans l’aménagement de notre futur atelier de transformation laitier. C’est pour cela que nous vous sollicitons aujourd’hui!
En échange de chaque contribution, nous vous proposons des contreparties ludiques, gourmandes et pour tous les goûts : apéro dégustation de nos produits, week-end découverte à la ferme ou encore parrainage d’une de nos chevrettes !

Alors si comme nous, vous souhaitez que notre rêve continue à prendre forme, vous pouvez aider notre

projet à décoller en allant sur https://bluebees.fr/fr/project/255-bees-cornues

Voici les petites nouvelles de la fermes :

Les foins ! Regardez par vous-même ; nos belles prairies ont été fauchées, fanée, andainées et bottelées. Les balles de foin sont prêtes à être mise en grange pour servir de goûter à nos chèvres engourmandées.

Les abeilles ont aussi fait des réserves. Nous venons de récolter le miel d’acacia. Rassurez-vous, on leur en laisse aussi. Et la saison ne fait que commencer, certaines de nos ruches sont sur le châtaignier, d’autres butinent les tilleuls en fleur, lorsque les dernières colonies les plus en forme profitent d’un spectacle grandiose en montagne. A 1 800 mètres, nos butineuses ont pris de l’altitude pour profiter des fleurs de rhododendron sauvage et de bruyère callune.

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Côté humain également on s’active, nous préparons les chantiers de cet été et de cet automne, comme le montage d’une yourte, la préparation du potager d’hiver et les plans de notre future fromagerie.

En vous remerciant encore de votre soutient et de votre relais pour la collecte, nous vous souhaitons un très bel été !!

Mille Bises.. Cornues !

Mai 2016 – Il était une fois..

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Paraît-il que c’est cela être paysan-ne-s. Se lever à l’instant où les étoiles se couchent et ne fermer l’œil qu’une fois que la nature nocturne a pris la relève.

Mais à quoi peut bien ressembler une journée à la ferme de Bragat ?

A 7h lorsque je mets pieds à terre pour rejoindre les chèvres, généralement Augustin est déjà dans la cuisine. Le café coule à flots. J’aperçois Jeanne et Lucien déjà actifs dans la boulangerie. L’odeur de croissants m’aide à sortir de mes songes. « Salut Cerise ! » me lance Lucien.

Le temps pour moi d’ouvrir le poulailler et de saluer le soleil. Ensuite je file apporter de la luzerne à nos jolies caprines qui rumineront tranquillement en attendant l’heure de la traite.
À 8h.. et demi petit dej’ en famille, puis je file en chèvrerie soulager les mamelles de mes belles.

La traite est un lieu très stratégique pour voir la ferme s’éveiller. Durant la matinée j’y croiserai tous-tes ceux et celles qui n’ont pas encore pointé le bout de leur nez.
Selon la tradition en premier j’apercevrai Gaston qui monte à la grange faire ses étirements. Viendra ensuite Henry qui passera me demander si tout se déroule bien avec les chèvres. Il y a fort à parier qu’il prend déjà la direction d’un bout de parcelle, chargé de piquets et de fils pour clôturer. Suivi par Louya notre chienne de troupeau.

Il doit être aux alentours de 9h lorsque Mirtille et Roseline (notre Wwoofeuse en chef ) viennent me dire bonjour et me demander le lait pour nourrir les chevrettes et les nouvelles agnelles. On se raconte nos rêves, tout en saluant Théophile qui passe pour aller en fromagerie.

D’où je suis j’entends la musique entraînante d´Augustin . Celle-ci provient de l’atelier bois où il s’active aux côtés de Gaston qui bricole ses ruches.

Il est 11h lorsque la traite est finie, le matériel nettoyé et que les chèvres n’ont plus qu’une obsession en tête : sortir gambader et se gaver de vert sous le soleil éminent.
L’un-e d’entre nous les accompagnerons jusqu’à la mi-journée. C’est certainement le moment que je préfère.. être avec elles, faire partie du cheptel à la recherche de la plus appétente jeune pousse printanière. Que cela soit en plaine ou en forêt, à cet instant pour rien au monde je ne troquerai d’activité.

L’après-midi aura une allure moins routinière. Chaque semaine est unique. Aujourd’hui j’aurai des chances d’apercevoir Jeanne, Mirtille et Lucien au jardin. Ça plante, ça bêche, ça s’organise pour nous faire des plants hauts en formes et en couleurs pour cette belle saison qui s’annonce. Je devine Théophile passer le motoculteur. Henry doit être en pleine dépatouille administrative. Quant à Augustin je l’imagine faire une sieste (premier debout oblige..)
Plus qu’une ligne et je cours rejoindre Gaston auprès des abeilles qui butinent à tout va !

Avec toute notre amitié, par les airs parfumés de fleurs immaculées, nous vous envoyons de douces pensées !

Mars 2016 – L’éveil des sens

Hopla Guys,

Comment l’hiver se passe de votre côté? Par chez nous, tantôt il neigeote, tantôt il fait 20°C et les abeilles sortent le bout de leur, nez. Nous travaillons au soleil sous les Pruniers en fleur. Comme au printemps, la vie pousse des cries alors on se dit qu’il faut la soutenir par-dessus tout, et que de cet amour naîtra peut-être un sens..

En parlant de vie et de cris, cela fait une semaine que nous assistons chaque jour au plus bel éveil des sens.
Voyez-vous de quoi je parle?
Les mots placenta et colostrum ne sont plus des noms de monstres qui hantent nos caves. Mais ils sont bien devenus des mots qui courent dans nos discutions et n’ont plus aucun secret pour nous.

A la ferme de Bragat la famille s’agrandit de petites chevrettes et chevreaux qui tètent à tout va et expérimentent les joies d’être cabris. Nos chèvres sont bien entourées, choyées et câlinées. Comme des parents inquiets dès qu’un bêlement se faire entendre, on sursaute et se précipite auprès de nos chèvres bien-aimées.

Notre première expérience de marché fut une réussite. On s’est bien amusé-e-s, les retours ont été très positifs. A côté de cela nous rénovons le four à bois, et expérimentons la fabrication de nougat MIAM, une réussite de plus !
En parlant de nougat, nous sommes toujours dans l’attente de l’arrivée de nos petites butineuses. En patientant nous préparons leurs futurs lieux de vie. On gratte, on gratte, on gratte des ruches, on chalumeaute, coupent du bois et préparent les cadres.
La semaine prochaine nous expérimenterons nos premiers fromages. On espère qu’ils grouilleront de vie et de bactéries.

Et puis nous continuons d’entretenir le terrain, en partenariat avec nos bêtes à cornes. Quel plaisir de partir une demi-journée en leur compagnie pour trouver les meilleurs spots à feuilles. Entre ronce et lierre nos cœurs balancent. Et lorsque l’on lève la tête pour ruminer ou simplement profiter de l’instant nous tombons en contemplation devant le spectacle des montagnes qui s’offrent à nous. Quand le soleil nous accompagne, on se damnerait pour rester là toutes nos journées.

On vous envoie le plein d’énergiiiiiie !

Janvier 2016 – Que nos chèvres sont bêêêle

Nous vous souhaitons une pétillante nouvelle année. Qu’elle soit remplie de rêves, d’amour, d’aventures et de projets.
De notre côté, ça grouille. La ferme de Bragat s’est vu accueillir amis-es et famille. Nous étions encore une cinquantaine il y a quelques jours, pour fêter ce passage vers de plus longs jours.
Peu à peu les amis-es s’en vont pour laisser leur place aux nouvelles membres de notre collectif ; nos regards éveillés ont croisé leurs yeux pleins de curiosités, lorsque nos premières chèvres sont arrivées !
Sécotine, Puzzle, Oziris, Matchy, Stador ainsi que toutes les autres ont l’air de s’être parfaitement acclimaté à leur nouvel environnement.

Nous prenons le temps de faire connaissance avec nos 34 chèvres et deux boucs. A côté de ça nos autres activités aussi se concrétisent.
En ce qui concerne l’apicole, c’est à la compta et à la formation qu’on se colle. Notre première miellée arrivera cet été.
A Bragat on ne chaume pas et on adore ça.
Entre nous, tout baigne : Nous nous écoutons vraiment, parfois. Nous nous complétons bien, souvent. Et rigolons beaucoup tout le temps !

Côté nature l’hiver prend enfin place. Les montagnes se couvrent de leurs plus beaux manteaux blancs, autant que les animaux se gonflent de poils et plumes chaudes.En prévision du printemps nos chèvres bientôt mamans, mettrons bas fin février, début mars. Nos premières abeilles quant à elles emménageront début avril. Au jardin, la terre est préparée, paillée et attend le printemps pour s’éveiller.

Pour finir ces quelques news nous souhaitions vous transmettre un grand, que dis-je, un gigantesque MERCI à toutes les personnes qui nous ont contactés pour nous soutenir moralement et financièrement. Merci à toutes celles et ceux qui ont bravé les kilomètres pour arriver jusqu’à nous. Quel plaisir de vous découvrir nombreux-ses pour nous aider, mettre la main à la pâte et enjoliver notre quotidien. De vos rires on ne se lasse pas, vous nous manquez déjà. A Bragat comme ailleurs, seules les montagnes ne se rencontrent pas !

De l’énergie, de la vie, des envies !
Bien à vous.

Octobre 2015 – Ariège Des nouvelles, bonnes nouvelles !

Bonjour à toutes et tous,

Ici les Bees’Cornues, nous vous recevons cinq sur cinq et tenions à vous remercier pour tous vos messages pleins de soutien et d’intérêt concernant notre projet.
Comme ça n’a pas l’air de vous rebuter et que nous adorons communiquer, nous venons aujourd’hui vous colporter quelques nouvelles.

En quête d’un futur lieu où poser nos valises, nous sommes allés-ées cet été faire un tour du côté de l’Ariège. Pour la plupart d’entre nous, l’Ariège était une terre inconnue. Au programme ; visite de fermes à vendre, mais aussi tour des collectifs agricoles déjà présents sur le territoire et rencontres avec les producteurs du coin.
Les oreilles grandes ouvertes et les yeux bien écarquillés, nos sourires ne faisaient que s’étirer de jour en jour. Ici nous avons vu des montagnes petites et grandes. Le paysage est parsemé de yourtes, cabanes pleines de pailles, caravanes et jolies roulottes enchantées qui ont posé leurs pieds là où personne ne viendra les déloger. Les  marchés du soleil débordent d’olives, de tomates colorées et de barbus fromagers. Oui, car le barbu a trouvé sa place dans cette région sans palaces. Il partage sa niche écologique avec autres beatniks, randonneurs, crudivores et enfants heureux de la vie. Ici on mange des fleurs, on travaille la terre jusqu’à pas d’heure et vénère les petits agriculteurs.

Pour en revenir au fait, des étoiles dans nos yeux se sont allumées lorsqu’en un lieu nous nous sommes vu aimer, créer, discuter, travailler et festoyer. Ce lieu s’appelle Bragat, c’est une ferme possédant déjà un passé collectif et aujourd’hui en vente. Imaginez bien que l’idée nous tente..
Bragat se situe au-dessus de la commune de la Bastide-de-Sérou, entre Foix et St Giron. Seule, perchée à 500 mètres d’altitude sur une colline, exposée plein sud, la vue s’ouvre sur les Pyrénées. Sans vous mentir cela fait rêver. S’y trouve un grand corps de ferme en bon état, tout autour 42 hectares de terre d’un seul tenant. Il y a de la prairie, de la lande et quelques bois. La nature clémente nous gratifie d’une source, ainsi que de deux ruisseaux.

En août, nous rencontrons les propriétaires à qui nous exposons notre projet. Ils paraissent intéressés mais ce lieu très convoité est déjà, par quatre autres agriculteurs, en passe d’être acheté. Pas de panique, rien n’était encore fait, nous repartons avec la promesse que s’ils ne trouvent pas assez de financements, nous sommes les seconds sur la liste !
En attendant, on se permet de s’imaginer, de rêver jour et nuit jusqu’à n’en plus dormir..
Et un matin d´octobre, le téléphone sonne.. Bragat est à nous !! Enfin pour nous.. Tout du moins nous sommes prioritaires à l’achat, alors nous nous activons de plus belle.
Prise de contact avec la chambre d’agriculture du département et montage de dossiers. De plus, avec l’aide d’une juriste, nous entrons en réflexions quant aux statuts juridiques que nous adopterons.
En attendant d’être officiellement installés-ées et de lancer nos premières activités, les actuels propriétaires nous ont offert la possibilité, pour prendre nos marques, de d’ors et déjà venir vivre sur le lieu. Ceci nous permet de nous intégrer au réseau local et de commencer à nous impliquer dans les tâches de la ferme; entretien des broussailles, maintien du potager, ramassage des pommes.. À l’heure même où nous vous écrivons, nous broyons, pressons et pasteurisons 2 500 litres de jus de pommes.

En espérant que ces bonnes nouvelles pourront vous réjouir autant que nos cœurs battent pour cette « ferme de nos vies », nous vous souhaitons tout le meilleur.